Les nommés Egnonnoubé Akpovi Bienvenu, Koffi Koffi Anatole et N’gouan Amani Charles Aubin, respectivement en classe de 5ème pour les deux premiers et 4ème pour le dernier, tous du lycée moderne de Toumodi, sont accusés des faits de viol collectif ayant entraîné la mort. Ce, sur la personne de B. Amoin Y. 13 ans, fille de ménage. Des informations reçues de nos sources, il ressort en effet que la petite Amoin depuis un bon moment, souffre dans sa chair. Des souffrances qui l’obligent définitivement à se mettre à l’écart de son boulot. Tantôt, elle dit souffrir de maux de ventre, tantôt de maux de tête. Et parfois même, elle avance ressentir de fortes douleurs aux jambes. C’est vraiment à ne plus rien y comprendre. Mais ce qui est le plus curieux, c’est qu’elle refuse carrément d’être conduite à l’hôpital pour qu’un diagnostic assez clair, puisse établir de quoi elle souffre exactement. Là, ses parents la soumettent à un véritable « interrogatoire serré ». Et c’est au cours de celui-ci, qu’elle finit par faire de graves révélations. A en croire donc Amoin, en vérité, le mal dont elle souffre, vient du viol collectif auquel elle a été soumise par les trois lycéens cités plus haut. Lycéens qui ne sont autres que leurs voisins de cour au quartier « Zaher », où tous habitent. Akpovi, Charles Aubin et Koffi Anatole les trois élèves mis en cause, interrogés en présence de leurs parents respectifs, ne nient guère les faits. Mais, ils s’empressent tout de suite d’indiquer que ce n’est pas un viol collectif. A les en croire, c’est plutôt séparément qu’ils ont eu des rapports sexuels avec la jeune fille. Le premier, le 5 décembre 2009, le deuxième, le 15 décembre de la même année et le dernier, le 8 janvier de l’année en cours. Selon les lycéens, à part ces trois relations sexuelles, ils n’en ont plus eu d’autres avec Amoin. Comme on le voit, les positions entre l’accusatrice et les accusés, sont totalement tranchées. En définitive, pour garder les liens de bon voisinage, les parents des fautifs sollicitent et obtiennent un arrangement à l’amiable. Ils doivent donc prendre en charge dans leur entièreté, les soins de la petite Amoin. Et cela, jusqu’à la guérison totale. Mais il nous revient que leur parole, ces parents là, éprouvent de réelles difficultés à la tenir. Les choses en sont là, lorsque l’état de santé de la petite servante se dégrade. Et le dimanche 24 janvier dernier, ce qu’on craignait, arrive, avec le décès de la petite Amoin lors de son évacuation à l’hôpital. La police est alors saisie par les parents de la défunte. Une enquête est en cours, pour faire toute la lumière sur cette sombre affaire. Mais nos sources ne nous indiquent pas si dans le cadre de cette enquête là, les trois lycéens ont fait objet d’interpellation.